Corruption en Asie: Perte de 1582 Milliards de Dollars par an.
Les pays Asiatiques enregistrent un PIB annuel de 31641 Milliards de Dollars et un taux de corruption de 5 % par rapport au PIB, Soit un coût de corruption de 1582 Milliards de Dollars par An.
Il n’est pas hasardeux de trouver des arguments qui soutiennent que les effets de la corruption diffèrent selon que l’on se trouve à tel ou tel autre coin de la planète.
Cet argument poussé à l’extrême a donné naissance au fameux « paradoxe asiatique » : en simplifiant, il signifierait une compatibilité entre croissance et corruption.
Ce paradoxe est-il vrai ?
Pour y répondre, examinions le cas d’un continent très souvent mis en avant ; il s’agit de la l'Asie.
D’abord, il est vrai et argumenté que les effets de la corruption tiennent compte de spécificités locales.
C’est dans ce cadre là d’ailleurs que certains ont mis en exergue le fameux problème de la corruption comme moyen « d’huiler la machine », freinée par une bureaucratie inutile, lente ou trop encombrante.
Le raisonnement part du constat selon lequel la corruption serait un symptôme des défaillances institutionnelles.
Par ailleurs, la corruption présente des effets différents selon qu’elle est décentralisée (où tout le monde peut prélever des pots-de-vin sans coordination aucune) ou centralisée.
Le cas Asiatique est intéressant à plus d’un titre. Aujourd’hui, on dispose de plus en plus d’études pour nous permettre de tenter de formuler un avis à ce sujet.
Mr TAMINE Abdellah – Directeur Général des Droits de l'Homme auprés de l'ONG Internationale "Forum International des Droits Universels et de l'Anti-Corruption" constate notamment, à partir de certaines données, que les régions où les efforts de lutte contre la corruption sont présents, on trouve une plus grande ouverture d'esprit, davantage de moyens de contrôle ou de surveillance de la part des citoyens (notamment l'accès aux médias) et des salaires relativement élevés (un salaire élevé étant une incitation positive pouvant réduire la tentation à la corruption), sont nettement moins corrompues que celles où il y a davantage de réglementation, d'abondance des ressources (naturelles ou financières) et des entreprises étatiques.
Il constate à partir d’un modèle d'équilibre général calculable, un gain potentiel énorme du commerce et du bien-être pour les pays Asiatiques dans le cadre d’une coopération économique, avec en toile de fond une amélioration de la transparence mais aussi la réduction de la corruption.
En effet, leurs résultats suggèrent que le commerce dans ce continent augmenterait de 11 pour cent et le bien-être général de l’équivalent de 406 milliards de dollars si on renforçait la transparence dans la région.
Les pays comme le Vietnam, la Thaïlande, la Russie et les Philippines pourraient voir augmenter d'environ 20 pour cent leur PIB.
Les avantages pour la Malaisie et la Chine ne sont pas non plus insignifiants.
Mr TAMINE Abdellah considère que la corruption augmente l'inégalité des revenus et réduit fortement les recettes fiscales.
En regardant les choses d'un point de vue des dépenses, nous observons que la corruption diminue de manière significative les dépenses de l’État en matière d'éducation et de santé publique en Asie.
En outre, la corruption régionale réduit de manière significative l'investissement direct étranger dans les pays asiatiques.
Que faut-il conclure ?
Au regard de cette situation, il est clair qu’en situation de faible corruption, l'Asie aurait pu beaucoup plus qu’elle ne réalise maintenant.
Et les économistes de manière générale reconnaissent qu’il est de plus en plus difficile de soutenir l’idée d’une corruption « bénéfique » qui huilerait les rouages économiques.
Pays Asie
Chine
Inde
Japon
Russie
Corée du Sud
Indonésie
Iran
Taïwan
Thaïlande
Pakistan
Malaisie
Philippines
Hong Kong
Singapour
Viêt Nam
Bangladesh
Kazakhstan
Sri Lanka
Ouzbékistan
Azerbaïdjan
Birmanie
Turkménistan
Corée du Nord
Népal
Cambodge
Afghanistan
Géorgie
Brunei
Macao
Arménie
Laos
Tadjikistan
Mongolie
Kirghizistan
Timor Oriental
Bhoutan
