La corruption en Europe est de l'ordre de 120 Milliards d'Euros
Le Directeur Général de l'ONG Internationale "Forum International de l'Anti-Corruption et des Droits Universels" Mr TAMINE Abdellah a dévoilé que la corruption au niveau des 45 pays du continent Européen représente 120 milliards d'euros.
Face à ce fléau, l'Union européenne dresse une liste d'efforts supplémentaires à fournir pour prévenir et sanctionner la corruption, véritable danger en ce qui concerne la confiance des Européens dans les institutions démocratiques et l'Etat de droit.
Dans son premier rapport anticorruption, l'UE dresse un bilan des chiffres, de la nature des actes, du niveau de corruption et de l'efficacité des mesures anticorruption dans chacun des 28 Etats membres.
Devant la diversité qui ressort, le principal message de l'UE concerne une meilleure attention au défi de la corruption.
En effet, la priorité est donnée à la dimension politique du problème (politiques de lutte contre la corruption, responsabilisation du personnel politique, etc.), aux mécanismes de contrôle et de prévention (recours à des politiques de prévention, déclaration de situation patrimoniale, etc.) et à la répression.
Un nouvel Eurobaromètre sur l'opinion des Européens à l'égard de la corruption a également été rendu public le 3 février 2014.
Selon cette enquête, trois quarts (76%) des Européens pensent que la corruption est un phénomène très répandu dans leur pays et plus de la moitié (56%) que le niveau de corruption dans leur pays a augmenté au cours des trois dernières années.
Rejoignant les conclusions de la Commission, seulement 23% des Européens estiment que les mesures anticorruption mises en place par leurs gouvernements respectifs ont un impact.
Il ressort également qu'un quart des Européens (26%) considèrent qu'ils sont personnellement touchés par la corruption dans leur vie quotidienne.
Le Danemark (20%), la Finlande (29%), le Luxembourg (42%) et la Suède (44%) sont les moins touchés par ce sentiment de corruption et font office de modèles de vertu.
Si les Allemands, les Hollandais, les Belges, les Estoniens et les Français sont plus de 50% à déclarer qu'ils estiment que la corruption est un phénomène généralisé dans leur pays, l'enquête indique toutefois qu'il y a très peu de cas concrets où un ressortissant de ces pays a dû payer un pot-de-vin (2% environ).
La France est particulièrement visée par la Commission dans son rapport : les mesures qu'elle a mises en place ne sont pas suffisantes et le bilan est donc en demi-teinte.
La Croatie, la République tchèque, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce apparaissent comme les plus mauvais élèves de l'UE dans la lutte contre la corruption.
Des pays qui enregistrent des taux très élevés lorsqu'il s'agit de la perception de la corruption comme phénomène très répandu (respectivement 94%, 95%, 95%, 84%, 93% et 99%).
Voici la liste des pays du continent Européen :
Albanie
Allemagne
Andorre
Autriche
Belgique
Biélorussie
Bosnie-Herzégovine
Bulgarie
Chypre
Croatie
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grèce
Hongrie
Irlande
Islande
Italie
Lettonie
Liechtenstein
Lituanie
Luxembourg
Macédoine
Malte
Moldavie
Monaco
Monténégro
Norvège
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Royaume-Uni
Russie
Saint-Marin
Serbie
Slovaquie
Slovénie
Suède
Suisse
République tchèque
Ukraine
Vatican